09/12/2012

La maison de Magnégnès

11398235-noel-fait-maison-de-pain-d-39-epice-creme-et-des-bonbons.jpgDans un petit village vietnamien du nom de Wat Champa, au sud de Phnom Penh, se trouve une maison pas comme les autres. Si je la quitte aujourd'hui, j'y ai vécu en imaginant souvent dans un sourire, la visiter avec les yeux de mes neveux.

Petite dédicace à Lison, Oskar, Théotime, Paulin, et le playmobile futur numéro 5, de la part de leur tata Magnégnès.

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03/11/2012

Joyeux anniversaire !

 

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Joyeux anniversaire !! Happy Birthday to you,maligayang kaarawan, et rihey thngay koupkomnoeut !

Ce matin je me suis réveillée... j'étais plus grande. Rien de visible à l'oeil nu, mais pourtant j'étais changée. J'avais grandis pendant la nuit.

Un an plus tôt j'étais sur un périphérique parisien, en compagnie de mon indéfectible copine Manue et de la MamandeManue. Je stressais d'arriver en retard et j'avais vérifié au moins 5 fois depuis le début de la matinée si mon passeport était à sa place.

J'avais pris un bon petit déjeuner dans la cuisine noire et blanche, il avait l'odeur des matins de départ au ski. C'est curieux parce que qu'il n'y avait aucune écharpe, gants, ou bonnet dans mes bagages, mais plutôt un paréo rose.

L'aéroport de Roissy Charles de Gaulle était devant moi. J'ai descendu mon sac rouge à roulettes, et enfilé mon deuxième sac sur le dos. En bandoulière, dans la pochette Desigual offerte par les copains bordelais, il y avait mon passeport, mon téléphone portable, une poignée d'euros et un billet d'avion.

J'ai enregistré mon bagage, on a fait un tour au kiosque à journaux, j'ai embrassé Manue, sa Maman, resserré Manue dans mes bras et je me suis dirigée vers l'entrée de la zone réservée aux passagers. J'ai franchi la barrière sans tourner la tête. Je n'étais plus anxieuse, je n'avais plus peur, c'était parti pour la grande aventure ! J'étais là où il fallait, où moment où il fallait.

Ce matin, en me levant, j'ai voulu ressentir à nouveau cette grande sérénité. Cette sérénité d'être sure de mon choix. Je me suis postée devant le miroir, j'avais grandis pendant la nuit. J'ai dessiné un sourire sur mon visage.

Allez hop ! C'est reparti pour un an !

 

Avec une bougie à souffler,

Et un grand merci pour vous qui m'accompagnez depuis un an,

Pousse de bambou vieillie,

Mâa.

NDLR : et pour l'occasion, pour ceux qui sont en manque de Phillipines, l'album 7107 facettes est complet !


BDLR (avec un B comme "bug" : cet article aurait du paraitre hier ! Aujourd'hui une grande pensée pour Sarah et Cécile... et les tableaux d'arrivée de l'aéroport de Manille...

24/10/2012

Comme une grande claque dans ta… !

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Splaf ! C’est arrivé droit sur moi sans que je m’y attende. Ou plutôt je m’y attendais mais pas aussi fort. Je tendais la joue droite pour recevoir une claque amicale, je l’ai reçue en plein sur la joue gauche et elle a laissé des traces.

Comme une grande claque dans ta …

J’ai voulu aller jusqu’au bout, seule et forte, garder la face avec un sourire devant mes programmes, devant les gens de Wat Champa, et à force de lutter pour rester droite, j’ai vacillé, la tête dans le ruisseau.

La première étape, c’est de reconnaitre qu’on a la tête dans le ruisseau. C’est la plus dure. Ah oui, je suis tombée. Soit je reste par terre et je me noie, soit je rampe jusqu’à un bon feu de cheminée qui me sèchera, me consolera, et peut être même m’offrira un chocolat chaud, soit … soit j’accepte la défaite pour changer ma stratégie, et je me relève avec quelques bleus mais finalement plus forte.

Comprendre ses difficultés, comprendre le flou, exprimer ce qu’on n’arrivait pas à formuler dans sa propre tête. Compter sur les co-bambous, ceux qui déjà nous tendent la main alors que deux mois plus tôt nous ignorions tout l’un de l’autre.

Mettre des mots pour démêler le fouillis. Réorganisation des tâches, de l’emploi du temps, des objectifs. Comprendre ce que l’on attend de moi, ce que je peux apporter, ce que je peux monter, et ce qui sera impossible. Ce qui est ou non utile. Définir ce qui ne l’était pas. Saisir les incohérences, savoir ce que je veux. Remonter, en pente douce.

Les Philippines m’auront appris la joie de vivre, m’auront donné confiance en moi, le Cambodge m’aura appris l’humilité.

Un jour je reviendrais d’Asie, transformée par les leçons apprises, parfois en douceur, parfois de manière bien plus violente. Ce jour là je regarderais en arrière le long chemin parcouru, heureuse de l’avoir fait, d’avoir surmonté les épreuves, d’en être ressortie plus forte, grandie, heureuse, et prête à croquer dans la vie.

Mais pour l’instant, j’avais juste besoin d’un gros calin réconfortant…

Pour toutes ces raisons, un immense merci à Pauline, Anthony, Thibault, Sèverine, et Jean-Luc.

 

Mâa.

 

Image : http://bloglaurel.com/

16/09/2012

Wat Champa, me voilà ! (... ou presque)

P9167085.JPGIl est enfin temps pour moi de  prendre mes quartiers dans ma nouvelle mission. Histoire d'une installation plus qu'épique, au Vietnam du Cambodge.

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